Recyclage d’une vielle configuration à base d’AMD sous une distrib GNU/Linux

Je possède cette carte mère depuis quelques mois, parce qu’elle m’a d’abord servi comme carte mère de base pour mon serveur, mais elle commence à montrer davantage son potentiel dans sa fonction d’origine, avec quelques ajouts majeurs par rapport à une configuration typique de 2009.

Elle est issue d’un don, comme quasiment tout ce qui constitue cette configuration. Pour être précis, cette carte mère est une Asus M4N78AM, carte mère qui dispose d’un BIOS permettant un overclock facile jusqu’à 7% sans problème particulier. L’autre point plus intéressant est la présence d’un port IDE, utile pour recycler les vieux lecteurs CD et autres vieilleries qui fonctionnent encore. A noter qu’il y a des Quad Core (Athlon II/ Phenom X4) qui sont compatibles avec, et je vais sûrement effectuer cette upgrade à l’avenir.

Processeur : Au niveau du processeur, il s’agit d’un Athlon X2 240, un dualcore qui reste encore assez performant pour des usages basiques. Les processeurs sortant actuellement, en entrée de gamme ont par contre un score Passmark bien supérieur pour une consommation plus basse. Par contre, il semble que ce processeur a de bonnes possibilités
d’overclocking
, et il n’y a pas encore d’UEFI à se traîner.

Bref, pour m’occuper, et parce que j’en avais l’utilité et le besoin (pas de fric pour acheter une config Jean Michel Friqué), j’ai pas mal bidouillé et optimisé tout ce qu’il y avait autour de cette cm, y compris le système d’exploitation, ce qui permet d’arriver à un démarrage d’à peine 12s (merci systemd-analyze) :

maxime@maximepc-amd:~$ sudo systemd-analyze Startup finished in 4.007s (kernel) + 8.232s (userspace) = 12.240s graphical.target reached after 8.219s in userspace !

Périphériques SATA et IDE : Pour commencer au niveau matériel, ça a débuté par l’ajout d’un SSD (PNY de 120Go), entrée de gamme mais largement suffisant vu l’âge de la configuration (ports SATA2). Pour donner un ordre d’idée, ça donne 327MB/s en écriture et 1,7GB/s en écriture (trouvé via ce tutoriel). Sont connectés en IDE, le lecteur CD no-name filé en même temps que le boitier no-name, et un magnifique rack IDE récupéré neuf et non déballé. J’ai plus qu’à récupérer une version pour les disques durs en SATA et ça sera bon 😛

Boitier : D’ailleurs, le boitier, issu d’un don, est assez burlesque, avec de la taule un peu fine par endroit, et des endroits recollés à la colle liquide.

Mémoire vive : Au niveau de la mémoire vive, Ebay et mon stock ont été très utiles, le premier par l’achat d’une barrette no-name de 4go de DDR2 à un prix imbattable (mais c’est la loterie), achat lié à mon ancienne utilisation de cette carte mère et une barrette de 2Go récupérée. Pour de la DDR2, on reste à une fréquence de 800Mhz.

PCI et cie : Par contre, il commence à y avoir quelques ajouts un poil plus intéressant sur les ports PCI: avec une carte graphique de récupération, une Radeon X300 Se ,`qui ne pose absolument aucun problème pour faire du dual-screen (en 1280*1024 sur un écran qui est également de récup’). Le dual screen s’effectue donc avec cette carte graphique et le “GPU” de base de la carte mère, grâce à une magouille dans le BIOS qui force l’utilisation du GPU de la carte mère, même en cas de présence d’une vraie carte graphique (changement du “primary graphic adapter”). L’autre carte connecté en PCI, est une vielle carte son, assez populaire, une AOpen AW744L II . Son ajout est encore récent, mais ça promet d’être amusant.

Alim et divers : L’alimentation est issue également d’un don, il s’agit d’une FSP qui accepte au maximum 350W. Rien de particulier à dire dessus à part qu’elle fait son taf. La clé bluetooth est une clé no-name achetée 2€, qui ne pose aucun problème. Et une clé wifi, forcément, une TL WN823N, avec des pilotes qui nécessitent d’être compilés, et quelques problèmes assez agaçants qui vont avec ça.

OS : Le système d’exploitation installé est un KDE Neon, donc avec une base Ubuntu, pour des raisons de support du dual screen bricolé et de l’attente d’un meilleur support de la clé wifi, fonctionnant sur le dernier kernel release candidate sorti. Les optimisations du temps de démarrage sont effectuées avec systemd-analyze blame, qui permet de virer certains trucs en trop, qui pourraient être lancés manuellement. L’autre optimisation est l’utilisation de cpufreq-utils pour forcer le processeur à fonctionner à sa fréquence max tout le temps.

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *